Le bâtiment proposé vu depuis l'angle de la rue : trois niveaux de brique foncée bordent le trottoir, les étages supérieurs en retrait sont revêtus de panneaux au fini rouille, et le toit-terrasse planté couronne l'ensemble.

Avis de voisinage · PPCMOI

389 Notre-Dame

GatineauAngle boulevard LabrosseDistrict du Lac-Beauchamp

On veut votre avis avant de présenter quoi que ce soit à la Ville

Un immeuble de 52 logements locatifs et un commerce de proximité sont proposés sur le terrain vacant du coin. Le projet ne respecte pas toutes les normes du zonage actuel : il faudra demander à la Ville une autorisation particulière. Avant d'en faire la demande, on vous présente le projet et on écoute ce que vous en pensez.

Jusqu'au 24 septembre 2026 pour nous transmettre vos commentaires.

Le projet en bref

52logements locatifs
6étages, en paliers
63espaces vélo
21cases de stationnement
1commerce de proximité
16arbres plantés

Superficie habitable : 3 575 m² (38 450 pi²). Superficie commerciale : 234 m² (2 525 pi²). Le règlement de zonage n'exige aucune case de stationnement à cet endroit : sur les 21 cases prévues, 2 sont réservées à l'autopartage et 2 aux personnes à mobilité réduite. Sur les 63 espaces vélo, 41 sont en sous-sol.

Où, exactement

Vue aérienne du secteur montrant le site à l'angle de la rue Notre-Dame et du boulevard Labrosse, le parc Sanscartier, la zone commerciale et le marché public, la route 148 et la station Rapibus Labrosse. En encadré, une photo du terrain vacant aujourd'hui.
Le site aujourd'hui : un terrain vacant et sous-utilisé, sans aucune plantation, à l'angle de Notre-Dame et de Labrosse. La station Rapibus Labrosse est à environ 1 km, soit une quinzaine de minutes de marche.

Ce qui est proposé

Un immeuble mixte de six étages, en retrait aux niveaux supérieurs

Vue aérienne du site : le bâtiment proposé occupe le terrain d'angle, entouré des bâtiments existants du secteur représentés en volumes blancs sans détail.
Le projet dans son îlot, à l'angle Notre-Dame / Labrosse. Les bâtiments voisins existants sont représentés en blanc, sans détail.
Élévation de la façade avant du bâtiment proposé : six étages, base en brique foncée sur trois niveaux, volume central en panneaux au fini rouille, étages supérieurs en retrait et toit-terrasse abrité de parasols.
Élévation de la façade avant, sur Notre-Dame et Labrosse. Extrait des plans de Stefano Domenici Architecte.
Brique noire
Black Diamond Velour
Panneaux
fini Corten Ruggine
Bois
Light National Walnut
Cadres et portes
graphite

Les logements

Des petits logements, pour des ménages d'une ou deux personnes

17Studios401 pi² en moyenne
301 chambre555 pi² en moyenne
52 chambres751 pi²

La clientèle visée : des personnes seules ou en couple, jeunes professionnels ou retraités. Dans le secteur, 31 % des ménages sont composés d'une seule personne et 35 % de deux personnes — soit deux ménages sur trois (Statistique Canada, 2021).

Les espaces partagés de l'immeuble

Un hall et un vestibule d'entrée, une buanderie, une salle de déchets, et un grand toit-terrasse aménagé avec chalet urbain, zone de détente et cuisine extérieure.

Les espaces extérieurs

Une petite place publique ouverte à tous, au coin de la rue

Le bâtiment est reculé à l'intersection de Notre-Dame et de Labrosse. Ce recul dégage une petite place publique, réservée aux piétons, plantée et meublée de bancs, accessible à tout le monde et pas seulement aux résidents. Au sommet de l'immeuble, un toit-terrasse est réservé aux résidents.

Vue en plongée de la petite place publique au coin des rues : arbres, bancs de bois et massifs plantés devant le rez-de-chaussée vitré, avec le mur de bois portant le numéro 390.
La place publique, au coin de Notre-Dame et de Labrosse.
Le toit-terrasse : pelouse, bacs de plantation en bois, tables et parasols, avec des résidents attablés.
Le toit-terrasse : portion végétalisée, cuisine extérieure, chalet urbain et espace détente.

Le verdissement

Un terrain qui n'a aujourd'hui aucun arbre

Le site est aujourd'hui un terrain vacant recouvert de gravier, sans arbre mature ni bâtiment d'intérêt. Le plan d'aménagement paysager, préparé par PARĒ+, prévoit :

  • 175 m² de surface végétale
  • 16 arbres feuillus
  • 44 arbrisseaux conifères — des thuyas, qui forment les haies
  • 139 arbustes
  • 66 graminées et 145 vivaces
Plan d'aménagement paysager du site, identifiant la cuisine extérieure, les plantations entourées de bancs, la portion végétalisée, l'espace détente, le chalet urbain et la place publique, entre la rue Notre-Dame et le boulevard Labrosse.
Plan d'aménagement paysager — PARĒ+.

Le mot compliqué

C'est quoi, un PPCMOI ?

PPCMOI veut dire « projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble ». C'est un outil d'urbanisme prévu par la loi québécoise.

Il permet à une municipalité d'autoriser un projet précis, à un endroit précis, même s'il déroge aux règlements d'urbanisme habituels — hauteur, usage, marge de recul — à condition qu'il respecte les objectifs du plan d'urbanisme.

Autrement dit : le projet ne peut pas se faire tel quel avec les règles actuelles. Le conseil municipal doit décider, publiquement, s'il accepte de faire cette exception. Ce n'est ni automatique ni acquis.

En toute transparence

Les normes auxquelles le projet déroge

Ces écarts sont réels, et c'est exactement pourquoi une demande de PPCMOI sera nécessaire. Le projet déroge à dix normes du règlement de zonage. Les voici toutes, en commençant par les quatre qui pèsent le plus.

Les quatre principales

Hauteur

Le nombre d'étages permis dans la zone.

Le règlement permet Le projet demande 3 étages maximum 6 étages

Marge avant

La distance minimale à laisser entre la rue et le bâtiment.

Le règlement exige Le projet demande 6 à 8 mètres 3 à 4 mètres

Densité résidentielle

Le coefficient d'occupation du sol (COS) : le rapport entre la surface de plancher construite et la surface du terrain. Plus il est élevé, plus on construit de mètres carrés sur un même terrain.

Le règlement permet Le projet demande COS de 2 maximum COS de 2,76

Façade commerciale au rez-de-chaussée

Ce qui doit occuper le rez-de-chaussée le long des rues.

Le règlement exige Le projet demande Un rez-de-chaussée tout commercial Une partie en espaces communs

Aucun logement n'est aménagé au rez-de-chaussée. Ce sont des espaces au service des locataires : hall d'entrée, buanderie et local à déchets et à recyclage.

Les six autres, plus techniques

Elles portent sur des distances au sol et sur les plantations. Elles sont moins visibles depuis la rue, mais elles font partie de la même demande. Les voici toutes.

Arbres en cour arrière

Le règlement exige Le projet propose 1 arbre minimum Aucun

La cour arrière est occupée par l'accès au stationnement et l'aire de manœuvre. Les plantations sont reportées en façade et sur le toit-terrasse.

Nombre d'arbres sur le terrain

Le règlement permet Le projet propose 15 arbres maximum 16 arbres

Le règlement plafonne le nombre d'arbres ; le projet en plante un de plus que ce plafond.

Bande de verdure entre le stationnement et la ligne de lot arrière

Le règlement exige Le projet propose 1 mètre 0,85 mètre

Bande de verdure entre le stationnement et le bâtiment

Le règlement exige Le projet propose 1 mètre Aucune

À cet endroit, c'est un trottoir qui longe le bâtiment plutôt qu'une bande plantée.

Distance entre le local à déchets et la ligne de lot arrière

Le règlement exige Le projet propose 1 mètre 0,85 mètre

Distance entre les cases de stationnement et le bâtiment

Le règlement exige Le projet propose 6 mètres minimum 1 mètre

Les cases sont situées sous le bâtiment : la distance ne s'applique pas de la même façon qu'à un stationnement de surface.

Pourquoi ces écarts ?

Les quatre principaux découlent tous du même choix : concentrer davantage de logements sur un terrain déjà desservi et bien situé, tout en dégageant de l'espace public au sol. Rapprocher le bâtiment de la rue permet de reculer le volume au coin et d'y aménager la place publique. Monter à six étages, avec des retraits aux niveaux supérieurs, permet d'atteindre 52 logements sans étaler la construction sur tout le terrain.

Vue à hauteur de piéton depuis la rue : les trois premiers niveaux en brique foncée bordent le trottoir planté d'arbres, tandis que les étages supérieurs, revêtus de panneaux au fini rouille, sont nettement reculés.
À hauteur de piéton. Les trois premiers niveaux bordent le trottoir ; les étages supérieurs sont reculés, ce qui réduit la hauteur perçue depuis le trottoir.

Les arguments du projet

Pourquoi à cet endroit

Voici les arguments qui seront présentés à la Ville. Vous n'êtes pas obligé d'être d'accord : c'est précisément le sujet de cette consultation.

  • Un terrain vacant dans un quartier déjà bâti, desservi par les infrastructures municipales existantes.
  • À environ 1 km de la station Rapibus Labrosse (STO), soit une quinzaine de minutes de marche.
  • La rue Notre-Dame est en revitalisation, portée par une plus haute densité au début de l'artère, entre la route 148 et le marché Notre-Dame.
  • Le marché du logement à Gatineau est très serré : selon la SCHL, le taux d'inoccupation est de 1 % alors que le seuil d'équilibre est de 3 %, avec un déficit immédiat de 2 823 logements. 91,9 % des mises en chantier récentes sont locatives.

Cinq orientations de la Ville invoquées

  • Densifier à proximité des corridors de transport rapide et des axes structurants.
  • Consolider le développement à l'intérieur de la trame urbaine existante.
  • Favoriser la mixité des usages et la compacité des projets.
  • Encourager la revitalisation des vieux quartiers.
  • Optimiser les infrastructures et équipements municipaux déjà en place.

Tirées du Plan d'urbanisme et du Schéma d'aménagement et de développement révisé (SADR) de la Ville de Gatineau.

La suite

Où en est la démarche

Le projet est en phase de pré-consultation du voisinage. Aucune demande n'a encore été présentée à la Ville. On vous consulte d'abord, pour que vos commentaires puissent mener à des ajustements avant la présentation officielle.

  1. Pré-consultation du voisinageÉtape en cours

    Le promoteur présente le projet aux résidents et recueille leurs commentaires, qui peuvent mener à des ajustements avant la demande officielle. Jusqu'au 24 septembre 2026.

  2. Présentation et évaluation initiale

    Le promoteur présente sa demande à la Ville. Les services d'urbanisme et le comité consultatif d'urbanisme (CCU) évaluent le projet, son intégration et ses impacts.

  3. Adoption du premier projet de résolution

    Le conseil municipal adopte un premier projet précisant les dérogations et les conditions du projet.

  4. Consultation publique

    Une assemblée publique présente le projet aux citoyens et permet de recueillir leurs commentaires et préoccupations. Date à venir

  5. Adoption du second projet et approbation référendaire

    Le conseil adopte un second projet. Selon les dispositions visées, les citoyens concernés peuvent demander la tenue d'un registre.

  6. Adoption finale et délivrance du permis

    Si aucune procédure référendaire ne s'applique, ou si le projet est approuvé, le conseil adopte la résolution finale et les permis peuvent être délivrés.

Le calendrier officiel des étapes 2 à 6 est établi par la Ville de Gatineau. Cette page sera mise à jour à mesure que la démarche avance.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus souvent

Pourquoi six étages, alors que le règlement en permet trois ?

Pour atteindre 52 logements sans étaler la construction sur tout le terrain, et ainsi garder de l'espace au sol pour la place publique et les plantations. L'architecture prévoit une volumétrie en paliers, avec des retraits aux étages supérieurs, ce qui allège la masse visuelle et maximise l'ensoleillement au sol.

Quelles sont les principales dérogations demandées ?

Dix normes en tout. Les quatre principales : la hauteur (6 étages au lieu de 3), la densité résidentielle (COS de 2,76 au lieu de 2), la marge avant (3 à 4 m au lieu de 6 à 8 m) et la façade commerciale au rez-de-chaussée.

Les six autres portent sur des distances au sol et sur les plantations — par exemple 0,85 m au lieu de 1 m entre le stationnement et la ligne de lot arrière. La liste complète est plus haut.

Combien de logements, et de quelles tailles ?

52 logements au total :

  • 17 studios, 401 pi² en moyenne
  • 30 logements d'une chambre, 555 pi² en moyenne
  • 5 logements de deux chambres, 751 pi²

Et un commerce au rez-de-chaussée de 234 m² (2 525 pi²).

Quelle est la clientèle visée ?

Des personnes seules ou en couple : jeunes professionnels ou retraités.

Pourquoi aucun logement familial de trois chambres ?

Avec 31 % de ménages d'une personne et 35 % de deux personnes (Statistique Canada, 2021), 66 % des ménages du secteur sont directement visés par le projet.

Pourquoi pas de volet de logement abordable ?

Le projet privilégie des superficies optimisées, une approche qui favorise le maintien des loyers à un niveau compétitif et raisonnable.

Quel type de commerce s'installerait au rez-de-chaussée ?

Cela reste à valider. Le promoteur vise un commerce de détail ou un service à la population.

Seulement 21 cases de stationnement pour 52 logements : est-ce assez ?

À cet endroit, le règlement de zonage n'exige aucune case de stationnement. Le projet en prévoit tout de même 21, toutes intégrées au bâtiment plutôt que laissées sur rue. Le stationnement ne fait donc pas partie des dérogations demandées.

Le projet mise par ailleurs sur la mobilité durable :

  • 63 espaces sécurisés pour vélos, dont 41 en sous-sol, soit le triple des cases pour autos ;
  • 2 des 21 cases sont dédiées à l'autopartage ;
  • la station Rapibus Labrosse de la STO est à environ 1 km, soit une quinzaine de minutes de marche.
Est-ce que ça va faire de l'ombre sur les terrains voisins ?

C'est la raison d'être de la volumétrie en paliers : les étages supérieurs sont en retrait, ce qui réduit l'impact au sol et préserve l'ensoleillement. Une étude d'ensoleillement accompagne le dossier technique présenté à la Ville.

Et la circulation dans les rues autour ?

Le projet prévoit un seul accès véhiculaire, à l'arrière, sur le boulevard Labrosse. Le stationnement est intégré au bâtiment. Ces deux choix limitent les conflits avec les piétons et les arrêts sur rue.

Est-ce que le commerce va faire du bruit chez les voisins ?

Le commerce donne uniquement sur la rue Notre-Dame, l'axe commercial, sans ouverture vers le voisinage résidentiel. Une haie de cèdres forme une bande tampon à l'arrière.

Quels espaces communs seront offerts aux résidents ?

Un hall et un vestibule d'entrée, une buanderie, une salle de déchets, ainsi qu'un grand toit-terrasse aménagé comprenant un chalet urbain, une zone de détente et une cuisine extérieure.

Le public aura-t-il accès à des aménagements extérieurs ?

Oui. Le recul du bâtiment à l'intersection de Notre-Dame et de Labrosse permet d'aménager une petite place publique réservée aux piétons, avec des bancs et des plantations, ouverte à tous.

Qu'est-ce que ça change pour le verdissement du site ?

Le site est aujourd'hui vacant, sous-utilisé et sans aucune plantation. Le projet créerait 175 m² de superficie végétale, avec la plantation de 16 arbres feuillus, 44 arbrisseaux conifères, 139 arbustes, 66 graminées et 145 vivaces.

Le bâtiment est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?

Oui. Deux cases de stationnement leur sont réservées et un ascenseur dessert l'ensemble des logements.

En quoi ce projet répond-il aux besoins de Gatineau ?

Gatineau fait face à un taux d'inoccupation historique de 1 % — le seuil d'équilibre étant de 3 % — et à un déficit immédiat de 2 823 logements. Le projet densifie un terrain sous-utilisé à l'intérieur de la trame urbaine existante, sans surcharger les infrastructures.

Ma question n'est pas là. Qu'est-ce que je fais ?

Écrivez-nous par le formulaire au bas de la page. Toutes les questions reçues sont lues.

Votre tour

Une question ? Un commentaire ? Une inquiétude ?

Écrivez-nous d'ici le 24 septembre 2026. L'équipe du projet lit tout ce qui est envoyé, répond aux questions, et vos commentaires peuvent mener à des ajustements avant la présentation de la demande. Vous pouvez rester anonyme : seul le message est obligatoire.

Les messages sont transmis directement à l'équipe du projet. Cette démarche est menée par le promoteur et son équipe : elle ne remplace pas la consultation publique officielle qui sera tenue par la Ville de Gatineau, ni les démarches auprès de votre conseiller municipal.

Commentaires reçus
jusqu'au 24 septembre

Écrivez-nous