Avis de voisinage · PPCMOI
389 Notre-Dame
GatineauAngle boulevard LabrosseDistrict du Lac-Beauchamp
Un immeuble de 52 logements locatifs et un commerce de proximité sont proposés sur le terrain vacant du coin. Le projet ne respecte pas toutes les normes du zonage actuel : il faudra demander à la Ville une autorisation particulière. Avant d'en faire la demande, on vous présente le projet et on écoute ce que vous en pensez.
Jusqu'au 24 septembre 2026 pour nous transmettre vos commentaires.
Le projet en bref
Superficie habitable : 3 575 m² (38 450 pi²). Superficie commerciale : 234 m² (2 525 pi²). Le règlement de zonage n'exige aucune case de stationnement à cet endroit : sur les 21 cases prévues, 2 sont réservées à l'autopartage et 2 aux personnes à mobilité réduite. Sur les 63 espaces vélo, 41 sont en sous-sol.
Où, exactement
Ce qui est proposé
Les logements
La clientèle visée : des personnes seules ou en couple, jeunes professionnels ou retraités. Dans le secteur, 31 % des ménages sont composés d'une seule personne et 35 % de deux personnes — soit deux ménages sur trois (Statistique Canada, 2021).
Un hall et un vestibule d'entrée, une buanderie, une salle de déchets, et un grand toit-terrasse aménagé avec chalet urbain, zone de détente et cuisine extérieure.
Les espaces extérieurs
Le bâtiment est reculé à l'intersection de Notre-Dame et de Labrosse. Ce recul dégage une petite place publique, réservée aux piétons, plantée et meublée de bancs, accessible à tout le monde et pas seulement aux résidents. Au sommet de l'immeuble, un toit-terrasse est réservé aux résidents.
Le verdissement
Le site est aujourd'hui un terrain vacant recouvert de gravier, sans arbre mature ni bâtiment d'intérêt. Le plan d'aménagement paysager, préparé par PARĒ+, prévoit :
Le mot compliqué
PPCMOI veut dire « projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble ». C'est un outil d'urbanisme prévu par la loi québécoise.
Il permet à une municipalité d'autoriser un projet précis, à un endroit précis, même s'il déroge aux règlements d'urbanisme habituels — hauteur, usage, marge de recul — à condition qu'il respecte les objectifs du plan d'urbanisme.
Autrement dit : le projet ne peut pas se faire tel quel avec les règles actuelles. Le conseil municipal doit décider, publiquement, s'il accepte de faire cette exception. Ce n'est ni automatique ni acquis.
En toute transparence
Ces écarts sont réels, et c'est exactement pourquoi une demande de PPCMOI sera nécessaire. Le projet déroge à dix normes du règlement de zonage. Les voici toutes, en commençant par les quatre qui pèsent le plus.
Le nombre d'étages permis dans la zone.
La distance minimale à laisser entre la rue et le bâtiment.
Le coefficient d'occupation du sol (COS) : le rapport entre la surface de plancher construite et la surface du terrain. Plus il est élevé, plus on construit de mètres carrés sur un même terrain.
Ce qui doit occuper le rez-de-chaussée le long des rues.
Aucun logement n'est aménagé au rez-de-chaussée. Ce sont des espaces au service des locataires : hall d'entrée, buanderie et local à déchets et à recyclage.
Elles portent sur des distances au sol et sur les plantations. Elles sont moins visibles depuis la rue, mais elles font partie de la même demande. Les voici toutes.
La cour arrière est occupée par l'accès au stationnement et l'aire de manœuvre. Les plantations sont reportées en façade et sur le toit-terrasse.
Le règlement plafonne le nombre d'arbres ; le projet en plante un de plus que ce plafond.
À cet endroit, c'est un trottoir qui longe le bâtiment plutôt qu'une bande plantée.
Les cases sont situées sous le bâtiment : la distance ne s'applique pas de la même façon qu'à un stationnement de surface.
Les quatre principaux découlent tous du même choix : concentrer davantage de logements sur un terrain déjà desservi et bien situé, tout en dégageant de l'espace public au sol. Rapprocher le bâtiment de la rue permet de reculer le volume au coin et d'y aménager la place publique. Monter à six étages, avec des retraits aux niveaux supérieurs, permet d'atteindre 52 logements sans étaler la construction sur tout le terrain.
Les arguments du projet
Voici les arguments qui seront présentés à la Ville. Vous n'êtes pas obligé d'être d'accord : c'est précisément le sujet de cette consultation.
Tirées du Plan d'urbanisme et du Schéma d'aménagement et de développement révisé (SADR) de la Ville de Gatineau.
La suite
Le projet est en phase de pré-consultation du voisinage. Aucune demande n'a encore été présentée à la Ville. On vous consulte d'abord, pour que vos commentaires puissent mener à des ajustements avant la présentation officielle.
Le promoteur présente le projet aux résidents et recueille leurs commentaires, qui peuvent mener à des ajustements avant la demande officielle. Jusqu'au 24 septembre 2026.
Le promoteur présente sa demande à la Ville. Les services d'urbanisme et le comité consultatif d'urbanisme (CCU) évaluent le projet, son intégration et ses impacts.
Le conseil municipal adopte un premier projet précisant les dérogations et les conditions du projet.
Une assemblée publique présente le projet aux citoyens et permet de recueillir leurs commentaires et préoccupations. Date à venir
Le conseil adopte un second projet. Selon les dispositions visées, les citoyens concernés peuvent demander la tenue d'un registre.
Si aucune procédure référendaire ne s'applique, ou si le projet est approuvé, le conseil adopte la résolution finale et les permis peuvent être délivrés.
Le calendrier officiel des étapes 2 à 6 est établi par la Ville de Gatineau. Cette page sera mise à jour à mesure que la démarche avance.
Questions fréquentes
Pour atteindre 52 logements sans étaler la construction sur tout le terrain, et ainsi garder de l'espace au sol pour la place publique et les plantations. L'architecture prévoit une volumétrie en paliers, avec des retraits aux étages supérieurs, ce qui allège la masse visuelle et maximise l'ensoleillement au sol.
Dix normes en tout. Les quatre principales : la hauteur (6 étages au lieu de 3), la densité résidentielle (COS de 2,76 au lieu de 2), la marge avant (3 à 4 m au lieu de 6 à 8 m) et la façade commerciale au rez-de-chaussée.
Les six autres portent sur des distances au sol et sur les plantations — par exemple 0,85 m au lieu de 1 m entre le stationnement et la ligne de lot arrière. La liste complète est plus haut.
52 logements au total :
Et un commerce au rez-de-chaussée de 234 m² (2 525 pi²).
Des personnes seules ou en couple : jeunes professionnels ou retraités.
Avec 31 % de ménages d'une personne et 35 % de deux personnes (Statistique Canada, 2021), 66 % des ménages du secteur sont directement visés par le projet.
Le projet privilégie des superficies optimisées, une approche qui favorise le maintien des loyers à un niveau compétitif et raisonnable.
Cela reste à valider. Le promoteur vise un commerce de détail ou un service à la population.
À cet endroit, le règlement de zonage n'exige aucune case de stationnement. Le projet en prévoit tout de même 21, toutes intégrées au bâtiment plutôt que laissées sur rue. Le stationnement ne fait donc pas partie des dérogations demandées.
Le projet mise par ailleurs sur la mobilité durable :
C'est la raison d'être de la volumétrie en paliers : les étages supérieurs sont en retrait, ce qui réduit l'impact au sol et préserve l'ensoleillement. Une étude d'ensoleillement accompagne le dossier technique présenté à la Ville.
Le projet prévoit un seul accès véhiculaire, à l'arrière, sur le boulevard Labrosse. Le stationnement est intégré au bâtiment. Ces deux choix limitent les conflits avec les piétons et les arrêts sur rue.
Le commerce donne uniquement sur la rue Notre-Dame, l'axe commercial, sans ouverture vers le voisinage résidentiel. Une haie de cèdres forme une bande tampon à l'arrière.
Un hall et un vestibule d'entrée, une buanderie, une salle de déchets, ainsi qu'un grand toit-terrasse aménagé comprenant un chalet urbain, une zone de détente et une cuisine extérieure.
Oui. Le recul du bâtiment à l'intersection de Notre-Dame et de Labrosse permet d'aménager une petite place publique réservée aux piétons, avec des bancs et des plantations, ouverte à tous.
Le site est aujourd'hui vacant, sous-utilisé et sans aucune plantation. Le projet créerait 175 m² de superficie végétale, avec la plantation de 16 arbres feuillus, 44 arbrisseaux conifères, 139 arbustes, 66 graminées et 145 vivaces.
Oui. Deux cases de stationnement leur sont réservées et un ascenseur dessert l'ensemble des logements.
Gatineau fait face à un taux d'inoccupation historique de 1 % — le seuil d'équilibre étant de 3 % — et à un déficit immédiat de 2 823 logements. Le projet densifie un terrain sous-utilisé à l'intérieur de la trame urbaine existante, sans surcharger les infrastructures.
Écrivez-nous par le formulaire au bas de la page. Toutes les questions reçues sont lues.
Votre tour
Écrivez-nous d'ici le 24 septembre 2026. L'équipe du projet lit tout ce qui est envoyé, répond aux questions, et vos commentaires peuvent mener à des ajustements avant la présentation de la demande. Vous pouvez rester anonyme : seul le message est obligatoire.
Les messages sont transmis directement à l'équipe du projet. Cette démarche est menée par le promoteur et son équipe : elle ne remplace pas la consultation publique officielle qui sera tenue par la Ville de Gatineau, ni les démarches auprès de votre conseiller municipal.
Commentaires reçus
jusqu'au 24 septembre